« NOUS OFFRONS BONHEUR ET DIVERTISSMENT »

Pedro Lavia raconte l’évolution et l’avenir de son parc à thème Zoomarine, qui fait le bonheur des petits et des grands depuis 30 ans.

Voici comment l’entrepreneur argentin Pedro Lavia décrit le Zoomarine, lancé en 1991 à Albufeira, qu’il a fondé et dirige toujours du haut de ses 80 ans : « Un rêve qui est, heureusement, devenu réalité ». Le PDG ne cache pas sa fierté en observant ce lieu qui, lors de sa création, « ne comptait que sept hectares parmi lesquels un parking, un espace pour les aras, un delphinarium et une zone pour les otaries ». Aujourd’hui ce sont plus de 24 hectares (neuf autres pour l’expansion) qui constituent ce parc en constante évolution.

En 2021 pour ses 30 ans, Zoomarine a rouvert ses portes en dévoilant aux visiteurs une nouvelle aire où les enfants sont à l’honneur : Fantasy Island, avec des toboggans aquatiques pour les plus petits et des places assises pour que les parents puissent garder un œil sur leurs bambins. Les visiteurs peuvent toujours profiter de la piscine à vagues de Zoomarine Beach ou de la Coconut River qui s’étend sur plus de 400 mètres. Pour les plus téméraires, Jurassic River et Harakiri (un toboggan à quatre voies de 12 mètres de haut) sont la garantie de sensations fortes.

Les clients jouent un rôle décisif dans le développement de nouvelles attractions et de nouveaux équipements. En effet, toutes les améliorations se font à travers des questionnaires distribués au public qui exprime son opinion. « Nous avons beaucoup grandi avec ceux qui nous rendent visite, et nous voulons les accueillir au mieux. »

La pandémie de Covid-19, décrite par le directeur comme « un événement complètement inattendu et tragique », a freiné toute innovation. « C’était très triste, de voir les gens par le monde entier perdre leur vie et leur travail », déplore Pedro Lavia qui loue néanmoins la façon dont son équipe a géré toute la situation : « En mars 2020, lorsque nous avons dû fermer, nous n’avons jamais cessé de payer les salaires et n’avons licencié personne ».

Comme le souligne le directeur, même quand le parc est fermé, les animaux sont toujours là : « Les dresseurs, les vétérinaires, les biologistes doivent travailler toute l’année parce que les animaux ont besoin de nourriture, les bassins ont besoin d’être nettoyés, le parc a besoin d’être entretenu. Pandémie ou pas, les employés doivent travailler pour préserver les vies de nos pensionnaires ». Pour s’en assurer, les responsables ont créé « des équipes « miroir », séparées par groupes afin qu’elles ne se croisent pas ». Le parc a également mis en place des mesures telles que des contrôles de température à l’entrée, la désinfection de toutes les zones ainsi que des assainissements fréquents. « Quant au personnel non essentiel, il fonctionnait en télétravail », confie Pedro Lavia.

L’impact du virus ne s’est toutefois pas limité au fonctionnement des espaces intérieurs ; le PDG pointe du doigt la baisse des visiteurs. « En 2019, nous avons vendus 650 000 entrées alors qu’en 2020, elles n’ont été que d’environ 150 000. Elles n’ont même pas suffi à couvrir nos frais, nous avons perdu beaucoup d’argent, nous avons même dû renégocier certaines obligations avec les banques pour faire face à tout cela », confesse-t-il.

La reprise sera lente et le retour de l’activité prépandémie ne se fera que « dans deux ou trois ans ». 2021 reste tout de même un bon point de départ : « Cette année nous avons prévu l’entrée d’environ 300 000 visiteurs. Nous savons que cela ne dépend pas que de nous, il y a une grande crise dans laquelle beaucoup de gens ont perdu leur emploi, mais nous savons aussi que tout le monde cherche à retrouver des loisirs », déclare le PDG plein d’espoir.

« Nous offrons du bonheur et du divertissement, et tout le monde en a besoin », souligne-t-il. Ceux qui visiteront le parc cette année peuvent être certains que « toutes les mesures de sécurité et de distanciation sociale sont respectées, grâce à la limitation quotidienne du nombre de tickets vendus ». À l’avenir, « si tout va bien », le parc envisage de « développer les attractions aquatiques, de créer un nouveau spectacle d’aras et une toute nouvelle zone qui restera pour l’instant secrète ».

Pedro Lavia souligne également qu’il cherche à « remplacer tous les véhicules à combustion par des véhicules électriques, y compris les bus », ainsi qu’à poursuivre des projets d’intervention éducative dans les écoles. Par ailleurs, le parc collabore étroitement à l’initiative Green Mountain, « qui a déjà planté plus de 10 000 arbres dans tout l’Algarve » et qui, à partir d’octobre, continuera à verdoyer la région notamment sur le terrain de l’Université de l’Algarve.

L’objectif est de contribuer « au développement d’un Algarve paradisiaque qui a beaucoup évolué », où Pedro Lavia qui se considère déjà comme « un vrai Marafado », a débarqué en 1988, dans l’espoir de concevoir un parc qui serait une fierté pour le Portugal et une référence pour le tourisme. « Et je pense que c’est ce que nous avons fait », conclue le directeur de Zoomarine.

www.zoomarine.pt

João Chambino

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