Le ministre de l’Économie affirme que le Portugal reste ouvert aux travailleurs étrangers, tout en défendant une politique migratoire plus restrictive.
Le Portugal reste ouvert à l’immigration, mais entend désormais privilégier les personnes disposant déjà d’un emploi et d’un logement. C’est le message défendu mercredi par le ministre de l’Économie et de la Cohésion territoriale, Manuel Castro Almeida, lors d’un déplacement à Gavião, dans le district de Portalegre.
Selon le ministre, les personnes souhaitant s’installer au Portugal et disposant des conditions nécessaires pour travailler, notamment un emploi et un logement, peuvent entrer dans le pays « avec une grande facilité », évoquant même une forme de « fast track ».
Castro Almeida a défendu le durcissement de la politique migratoire du gouvernement, estimant que l’ancienne approche, qui consistait à maintenir des « portes grandes ouvertes » à l’immigration, « n’a pas produit de bons résultats ».
Il a toutefois rejeté l’idée d’un Portugal fermé à l’immigration.
« Nous limitons uniquement l’entrée indiscriminée de toute personne souhaitant venir. Cela ne peut pas fonctionner », a-t-il déclaré, tout en insistant sur le fait que les personnes disposant des conditions nécessaires pour travailler sont les bienvenues au Portugal.
Ces déclarations font écho à celles du Premier ministre Luís Montenegro, qui avait affirmé la veille que la politique migratoire du gouvernement reposait davantage sur l’intégration que sur la création d’un « facteur d’attraction » pour l’immigration irrégulière.
Le gouvernement affirme notamment vouloir permettre aux migrants arrivant légalement de construire une vie digne au Portugal, grâce à l’accès à l’emploi, au logement, aux soins de santé et à l’éducation.
Le ministre a également souligné la situation particulièrement favorable du marché du travail portugais, avec un chômage proche de ses niveaux historiquement bas et un nombre record de personnes en emploi.
« Le fait qu’il n’y ait pratiquement pas de chômage est un énorme avantage pour le pays », a-t-il déclaré. Mais cette situation signifie également que le Portugal a besoin de davantage de travailleurs.
Le gouvernement continue ainsi de considérer l’immigration comme nécessaire pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs, tout en souhaitant la rendre davantage contrôlée et liée à la capacité du pays à intégrer les nouveaux arrivants.
Ces déclarations interviennent alors que l’immigration reste au cœur du débat politique au Portugal et dans plusieurs pays européens, notamment après les récentes discussions autour de la gestion des frontières extérieures de l’Union européenne et du retour des migrants ne disposant pas du droit légal de rester sur le territoire.
Inês Lopes ; Source : Lusa




