L’investissement français au Portugal atteint désormais 18,8 milliards d’euros et est à l’origine de plus de 130 000 emplois, selon une étude présentée lors de la 9e Conférence économique franco-portugaise à Lisbonne.
La France est aujourd’hui le deuxième investisseur étranger au Portugal, derrière l’Espagne, et représente également l’un des principaux partenaires commerciaux du pays. Plus de 1 700 filiales françaises sont implantées sur le territoire portugais.
Parmi les investissements récents les plus marquants figurent le rachat de Novo Banco par le groupe français BPCE pour 6,7 milliards d’euros, ainsi que le contrat remporté par Alstom pour la fourniture de 153 trains à Infraestruturas de Portugal.
Selon l’étude, le Portugal n’est plus seulement perçu comme une base de production à faible coût. De plus en plus de groupes français y installent des activités à forte valeur ajoutée dans les domaines de l’ingénierie, de la technologie, de l’innovation ou encore de la gestion stratégique.
Des entreprises comme Natixis, Airbus, Euronext ou BNP Paribas ont considérablement renforcé leur présence dans le pays ces dernières années. Airbus prévoit notamment qu’environ un quart de certaines pièces de ses avions seront produites au Portugal d’ici 2026.
Le rapport souligne plusieurs atouts qui séduisent les investisseurs français : la stabilité politique, la qualité de la main-d’œuvre, la maîtrise de l’anglais, les infrastructures logistiques comme le port de Sines, ainsi que le développement des énergies renouvelables, qui couvrent désormais plus de 70 % de la consommation électrique du pays.
La relation économique est également de plus en plus équilibrée. Plusieurs entreprises portugaises, dont EDP, Tekever, Powerdot, Renova ou Corticeira Amorim, développent aujourd’hui leurs activités en France.
Les auteurs de l’étude estiment toutefois que certains défis demeurent, notamment la lenteur administrative, les délais de justice, les procédures de licences et les difficultés liées au logement et aux transports, qui pourraient freiner l’attractivité du pays à long terme.
Michael Bruxo
Photo: Rafael Garcin/





