Passer à l’action !

Matthieu Cousi

À Lisbonne, Matthieu Cousi a créé Cherry & The Cake, une entreprise qui offre des services de coaching en français et en anglais.

Débarqué au Portugal avec son épouse Sarah il y a juste un an et demi, Matthieu a monté sa propre entreprise de coaching. Il nous a reçu à Second Home, un espace de co-working où il s’est basé à Lisbonne, et nous a expliqué à quoi sert le coaching et comment chacun peut en bénéficier.

Le coaching est à la mode, comment s’est-il développé ? 
Il est né aux Etats-Unis il y a trente ans dans une forme ancienne, assez différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Certains entraîneurs sportifs ont commencé à développer pour le haut niveau des techniques visant à développer le mental et les ressources des athlètes, afin d’améliorer leurs performances, notamment dans le tennis et le golf.
Le coaching a opéré deux grands mouvements : le premier, du domaine du sport vers celui de l’entreprise et du business, et le second, de l’action d’entraîneur-formateur vers celle de coach proprement dite.
Des cadres et des dirigeants ont adapté cette approche au monde du travail. Les premières actions de coaching ont débuté dans l’entreprise pour le développement des performances individuelles et professionnelles. La technique a été améliorée et modélisée, faisant l’objet de programmes de développement dans les plus grandes entreprises internationales. Arrivée en Europe dans les années 1990, elle s’est beaucoup développée depuis cinq ans, mais elle est encore souvent destinée au monde de l’entreprise et notamment au top management.
Aujourd’hui, le coaching continue à évoluer en s’appuyant sur les neurosciences et en s’enrichissant d’autres approches (programmation neuro-linguistique, pleine conscience) et va vers d’autres types de publics moins conventionnels. C’est dans cette démarche que je m’inscris : démocratiser le coaching et changer le monde.

Vous êtes coach depuis combien de temps ?
Deux ans. Après un master en neurosciences et un autre spécialisé en management médical à l’École supérieure de commerce de Paris, j’ai entrepris une carrière dans le marketing et la communication dans la santé. Puis j’ai fait le choix de trouver une voie qui soit plus personnelle et d’agir en ce sens. Cela m’a amené à ce métier de coach, un métier d’accueil et d’accompagnement qui résonne avec certaines de mes valeurs : le partage, l’évolution et la concrétisation.
J’ai suivi une formation de coaching reconnue à l’Institut du coaching (IDC) de Genève, dont le programme de formation, accrédité par l’ICF (International Coaching Federation), est pionnier en Suisse et en Europe. Le recul me montre à quel point le coaching est une profession épanouissante, mais aussi et surtout une ressource utile, optimiste, accessible pour se développer soi-même et donner vie à son intention.

Pourquoi avez-vous opéré ce changement de carrière ?
Il a été guidé par un mélange de choses, bien sûr. Par un souhait d’épanouissement, de réalisation, pour moi et les autres. Des influences dans ma vie privée, un travail psychanalytique pendant de nombreuses années, une opportunité de quitter mon poste et des rencontres qui m’ont amené à rencontrer un coach au moment où je cherchais ma voie. Comme beaucoup, j’ai ressenti un manque de sens et perçu un fonctionnement absurde durant mes années en entreprise.
C’est une coach qui, lors d’une discussion informelle, mélange de coaching et de bilan de compétences, m’a mis sur la piste. Elle m’a suggéré de m’intéresser à cette profession qui semblait correspondre à mes valeurs, mes motivations et mes compétences. En effet, les fondements du coaching (tels que définis par l’ICF, aujourd’hui peu de gens connaissent vraiment le coaching en dehors du coach sportif) m’ont attiré et donné envie d’explorer cette profession et cette mission de sens, qui est d’aider les autres.

Concrètement, à quoi sert le coaching ?
C’est avant tout une ressource pour accompagner le changement : ressourcer et faire passer à l’action. « La solution est en vous » : dans une relation d’égal à égal, bienveillante et sans jugement, en dehors de tout dogme de pensée, je pose des questions, j’utilise ou crée des outils, et accompagne sans induire ni conseiller, afin que le « coaché » définisse ce qu’il souhaite atteindre, développe sa vision, trouve ses ressources, lève des freins, et passe à l’action.
Je me place donc en révélateur. Je l’accompagne dans un cadre précis. Les objectifs définis en début de processus sont concrets, positifs et motivants. Nous formons une « alliance » : la méthode est garantie par le coach, les orientations sont prises par le coaché.

Quel type de coach êtes-vous ?
Je fais du coaching personnel et professionnel. J’accompagne avant tout des personnes de manière holistique et rencontre donc des besoins de changement, de développement et de réalisation.
Le coaching amène à travailler des sujets personnels, même dans le coaching professionnel. Aujourd’hui, les gens séparent souvent les mondes personnel et professionnel. « Êtes-vous vous-même dans un des domaines, mais pas dans l’autre ? Êtes-vous vraiment vous-même dans un seul domaine ? » Fondamentalement, non, car une personne fait en même temps ce qu’elle est. Les coachés sont souvent surpris par ce passage personnel dans la réflexion de leur projet professionnel, par exemple, passage qu’ils initient eux-mêmes, l’orientation étant prise par le coaché lui-même. Mais si votre projet pro s’appuie sur vos valeurs, vos compétences, vos aspirations et vos envies, vous en ferez un projet captivant, passionnant, qui vous épanouira puisqu’il aura du sens pour vous.
A l’inverse, bien des problématiques professionnelles qui sont évoquées en sessions illustrent également un besoin de se connecter à ce qui est en nous. L’humain est donc au cœur de mon travail, au cœur du coaching et il est temps d’humaniser l’individu dans toutes ses fonctions, au sens large.

Quels formats proposez-vous ?
Je propose du coaching individuel, mais aussi de groupe, notamment grâce à « Clear », un programme que j’ai pensé pour accompagner le lancement de projet. Sinon, j’organise des conférences et des ateliers en entreprise et avec des particuliers.
Devant le succès de « Clear » et la demande des participants de pouvoir continuer à se rencontrer afin de suivre leur projet, je prévois de créer des rendez-vous de coaching réguliers ouverts aux participants, mais aussi à tous ceux qui souhaitent découvrir le coaching, en groupe, en dehors d’un programme.
La durée d’une séance de coaching individuel dépend de la situation, des outils utilisés et est généralement comprise entre une heure et une heure et demie. Le nombre de sessions est lui-même limité et déterminé au départ, souvent entre 6 et 12.

À qui est destiné le coaching ?
Il s’adresse à toute personne souhaitant être accompagnée et cherchant donc momentanément une ressource externe pour porter toute son attention et son énergie afin d’atteindre un ou plusieurs objectifs. Le coaching est donc destiné à tout le monde. Il accompagne efficacement ceux qui souhaitent mieux gérer une situation dans le cadre d’un projet précis, dans une phase de changement de vie, de difficulté ou d’incertitude, notamment en cas de conflits internes ou interpersonnels : tiraillements, frustrations, paradoxes, blocages, difficulté à choisir, procrastination, stress…
Il s’adresse aussi à toute personne qui souhaite optimiser le résultat et la rapidité d’atteinte d’un objectif, de genèse et de mise en œuvre d’un projet personnel ou professionnel. Le coach va se positionner comme un levier pour décupler le potentiel du coaché, une ressource pour l’aider à accélérer la réalisation de son objectif, un support et un soutien, mais il ne livrera pas de conseils ou d’injonctions à agir.
Par ailleurs, nous sommes tous coachs et coachés à la fois. C’est ce que je suis et c’est dans cette démarche que je souhaite apporter le coaching au monde : une ressource présente, facile et généreuse.

www.cherryandthecake.com

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