La tempête Kristin qui a traversé le Portugal continental dans la nuit du 27 au 28 janvier, a laissé derrière elle un lourd bilan humain et matériel. Cet épisode météorologique intense s’inscrit dans une période de mauvais temps persistante qui marque le début de l’année 2026 et qui a déjà fortement éprouvé le pays.
Selon les autorités, la tempête a causé la mort d’au moins cinq personnes, principalement dans les districts de Leiria et de Vila Franca de Xira. Les conditions extrêmes ont provoqué des dégâts considérables sur l’ensemble du territoire, avec des milliers d’incidents recensés par la Protection civile. Des arbres ont été déracinés, des toitures arrachées, des routes coupées et des infrastructures endommagées, tandis que les vents violents ont atteint des rafales exceptionnelles, dépassant localement les 150 kilomètres par heure.
Les conséquences sur la vie quotidienne ont été immédiates. Plus de 800 000 foyers ont été privés d’électricité au plus fort de la tempête, notamment dans les régions du centre et du nord du pays. Le trafic ferroviaire a été fortement perturbé, certaines lignes ayant dû être suspendues, tandis que des écoles et des services publics ont fermé temporairement. L’agitation maritime, particulièrement forte le long de la façade atlantique, a également entraîné des restrictions sur le littoral.
La tempête Kristin n’est pas un événement isolé. Depuis le début de l’année, le Portugal est touché par une succession de dépressions atlantiques actives, apportant pluie abondante, vent fort et mer agitée. Cette configuration atmosphérique, liée à de forts contrastes de pression entre l’Atlantique et l’Europe continentale, favorise l’arrivée rapide de systèmes perturbés. Si les tempêtes hivernales font partie du climat portugais, l’intensité et la fréquence observées ces dernières semaines soulignent la vulnérabilité de certaines infrastructures et rappellent l’importance de la prévention face à des phénomènes météorologiques de plus en plus marqués.




