L’augmentation du coût des produits alimentaires de base — notamment la viande et le poisson, piliers de la cuisine portugaise — suscite une vive inquiétude.
Plusieurs médias se sont fait l’écho de cette flambée des prix. Les universités lancent désormais des appels à l’aide de l’État pour pouvoir continuer à approvisionner leurs cantines, tandis que l’association de défense des consommateurs DECO indique que le panier alimentaire essentiel a augmenté de 12 euros depuis le début du mois de janvier.
L’exemple du bœuf est particulièrement révélateur : selon DECO, le prix du kilo a bondi de 132 % en quatre ans. En 2022, il coûtait 5,82 € ; il atteint aujourd’hui en moyenne 13,58 €.
Face à cette hausse continue, les plats traditionnels deviennent de plus en plus difficiles à mettre au menu. Les supermarchés proposent déjà des alternatives meilleur marché à certains produits emblématiques, comme le bacalhau. Le paloco, présenté comme appartenant à la même famille de poissons, est ainsi mis en avant à un prix pouvant être jusqu’à trois fois inférieur.
La chaîne SIC Notícias résume la situation : « Semaine après semaine, les prix augmentent. L’argent qui autrefois remplissait les chariots de supermarché permet d’acheter de moins en moins. Et cela a un impact direct sur l’alimentation des Portugais. »
La question du coût de la vie continue ainsi de peser sur les habitudes de consommation, contraignant de nombreux ménages à adapter leurs choix alimentaires.
Natasha Donn
Le poste La hausse du coût des denrées alimentaires oblige les nationaux à « repenser » leur façon de manger est apparu en premier sur Résident du Portugal.




