Gelés depuis 2020, les frais de scolarité pourraient être revus à la hausse dès la prochaine année universitaire, suscitant l’opposition des associations étudiantes.
Les étudiants des universités et d’autres établissements d’enseignement supérieur manifesteront aujourd’hui devant le siège du gouvernement, au Campus XXI, contre la proposition inscrite au budget de l’État pour 2027 visant à mettre fin au gel des frais de scolarité dès la prochaine année universitaire.
Prévue à 17 heures, la manifestation a été organisée par les associations étudiantes des facultés des lettres, des beaux-arts et de psychologie, ainsi que par l’Institut de l’éducation de l’Université de Lisbonne, la faculté des sciences sociales et humaines de l’Université NOVA de Lisbonne et l’École supérieure de musique de Lisbonne.
Les représentants étudiants s’opposent à cette mesure, qui concernerait les licences, les cours techniques supérieurs professionnels (CTeSP) et les masters indispensables à l’exercice de certaines professions. Les frais de scolarité sont restés inchangés depuis 2020.
La mesure, prévue dans le projet de budget de l’État pour 2027, stipule que le montant maximal des frais de scolarité sera égal au plafond fixé pour l’année universitaire 2026-2027, soit 697 euros, auquel s’ajoutera le taux moyen de variation de l’indice des prix à la consommation (IPC), hors logement, enregistré en 2026.
Le ministre de l’Éducation, Fernando Alexandre, a avancé que cette hausse n’empêcherait aucun étudiant d’accéder à l’enseignement supérieur, dans la mesure où les bourses et aides financières accordées par l’État augmenteraient elles aussi avec les frais de scolarité.
Un argument qui n’a pas convaincu les associations étudiantes. Celles-ci soulignent que les aides sont déjà insuffisantes et que de nombreux étudiants découvrent qu’ils ne remplissent pas les conditions pour en bénéficier.
Source : Observador / Lusa
Natasha Donn





