Trafic maritime : Le Portugal veut sanctionner sévèrement les vedettes rapides illégales

Le gouvernement portugais veut durcir la législation encadrant les vedettes rapides, un type d’embarcation prisé par les trafiquants de drogue.

Selon l’agence Lusa, l’exécutif a proposé au Parlement que les propriétaires de bateaux à moteur de plus de quatre mètres, dépourvus de pavillon ou dotés d’une identification dissimulée ou falsifiée, puissent encourir une peine de prison de un à quatre ans.

L’Espagne a déjà adopté une législation similaire pour freiner l’utilisation de ces “narco-vedettes” par les réseaux de trafic. Résultat : les autorités portugaises constatent une hausse de leur utilisation comme point d’entrée, en raison d’un encadrement moins strict dans le pays.

Les amendements à la loi, approuvés par le Conseil des ministres plus tôt ce mois-ci, ont été transmis hier au Parlement. Ils prévoient également la même sanction pénale pour toute personne transportant, important ou exportant ce type de bateau, ou entrant/sortant du territoire portugais à leur bord sans autorisation de l’Autorité fiscale et douanière. (Le “transport simple” de bateaux déjà régularisés au Portugal n’est pas concerné.)

Le texte rendra obligatoire la soumission à la Direction générale des ressources naturelles, de la sécurité et des services maritimes de tout projet de construction ou de modification d’une vedette rapide. Le non-respect de cette obligation pourra valoir jusqu’à deux ans de prison, tout comme le fait de transporter plus de carburant que la limite autorisée, ou d’utiliser des dispositifs — peinture spéciale ou matériel électronique — pour échapper à la détection radar.

Les amendes seront renforcées, jusqu’à 25 000 € pour les particuliers et 100 000 € pour les entreprises. Les nouvelles règles viseront les bateaux de quatre mètres ou plus dotés : soit d’un moteur de trois unités ou plus, chacune affichant une puissance d’au moins 95 kW (127,4 ch) ; soit d’un ensemble moteur totalisant au moins 130 kW (174,33 ch).

Elles s’appliqueront aussi aux bateaux soutenus par un coussin d’air continu, ou dotés d’une coque à hydrofoils leur permettant de naviguer entièrement au-dessus de la surface de l’eau en mode planant.

Le gouvernement de Luís Montenegro justifie cette réforme par l’urgence de contrer les nouvelles routes du trafic, apparues après l’interdiction généralisée des vedettes rapides en Espagne : « Il est urgent de mettre en place un cadre légal produisant au moins le même effet préventif et dissuasif que le régime espagnol », souligne l’exécutif.

Source : Lusa

Le poste Le gouvernement veut une prison pour les propriétaires de lancements à grande vitesse sans drapeaux ni identification est apparu en premier sur Résident du Portugal.

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