Castro Marim : trois plages interdites à la baignade à cause d’E.coli…

Photo : Paul Brennan / Pixabay

Altura et Praia Verde ont été placées sous drapeau rouge après la détection de la bactérie E.coli. Mais des experts mettent en doute l’origine – voire la fiabilité – des analyses.

Trois plages de la commune de Castro Marim, dans l’est de l’Algarve, ont été fermées à la baignade ce mardi, en raison de la détection dans l’eau de la bactérie E.coli, redoutée pour ses risques sanitaires.

Les plages concernées sont : Altura–Alagoa, Praia Verde–Lago, et Praia Verde.

Problème : de nombreux baigneurs ne respectent pas l’interdiction, malgré le drapeau rouge hissé sur le sable. Les maîtres-nageurs, chargés de faire respecter la mesure, se heurtent à l’indifférence générale. Comme l’explique Franco Araújo dans Correio da Manhã, « les gens continuent à entrer dans l’eau, quoi qu’on dise… ».

Et ils auraient peut-être raison de douter. Selon l’hydrobiologiste Adriano Bordalo e Sá, les résultats d’analyses de l’eau peuvent varier d’un moment à l’autre, selon les marées, les vents ou le courant. Un échantillon peut révéler la présence d’E.coli, le suivant non.

Il insiste aussi sur un point souvent négligé : la détection d’E.coli est fréquemment interprétée à tort comme un signe de rejet d’eaux usées humaines dans la mer, alors que dans la moitié des cas étudiés à Porto, la source n’était pas d’origine humaine.

Et si la contamination venait… des mouettes ? D’après Bordalo e Sá, les fientes d’oiseaux marins, comme les goélands, sont un vecteur probable de contamination, mais rarement pris en compte par les autorités sanitaires.

Il va plus loin encore : l’E.coli identifié pourrait même ne pas être de l’E.coli, mais plutôt des entérocoques – des bactéries fécales d’animaux marins microscopiques, présents naturellement dans l’eau.

À cela s’ajoute, selon lui, un système d’analyses désuet, hérité de normes européennes qui ralentissent la publication des résultats et pénalisent les vacanciers désireux de profiter de la mer. La procédure actuelle – prélèvement, analyse, communication – serait trop lente et peu adaptée à la réalité côtière.

En attendant des éclaircissements, les sifflets des maîtres-nageurs continuent de retentir sur les plages de Castro Marim – sans grand effet apparent.

Source : LUSA

Le poste Trois plages d’Algarve «fermées aux nageurs» en raison de E-Coli est apparu en premier sur Résident du Portugal.

Share this story

PinIt
LinkedIn
Share
WhatsApp