Dans certaines zones, l’eau a atteint jusqu’à deux mètres de hauteur, submergeant habitations et commerces. Les écoles resteront fermées au moins jusqu’à la semaine prochaine, la situation étant jugée trop dangereuse.
Lors d’une réunion consacrée à l’évolution des intempéries, le président de l’Agence portugaise de l’environnement (APA), Pimenta Machado, a reconnu qu’Alcácer do Sal constituait « l’un des cas les plus inquiétants » du pays. La ministre de l’Environnement, Maria da Graça Carvalho, a également été informée de la situation nationale : plusieurs barrages de l’Algarve sont contraints de relâcher de l’eau, tandis que le Guadiana atteint des niveaux très élevés en raison des débits venus d’Espagne.
Les autorités redoutent désormais une aggravation des crues dans le nord et le centre. Les rivières Tejo, Mondego et Douro présentent un risque élevé d’inondations, menaçant de nombreuses communes, notamment dans les districts d’Aveiro, Coimbra et Santarém. Plusieurs villes du nord, situées le long des fleuves Lima, Cávado et Ave, sont également en alerte.
Après plus d’une semaine de conditions météo extrêmes, des centaines de milliers de personnes vivent dans des logements endommagés et de nombreuses entreprises peinent à reprendre leur activité. La dépression Leonardo devrait continuer à perturber le pays jusqu’au week-end, avant une accalmie progressive. Il faudra toutefois plusieurs semaines pour réparer les dégâts provoqués par ces intempéries exceptionnelles.
Source . LUSA/Facebook