
À peine avait-il annoncé un important plan financier pour répondre à la crise du logement que le Premier ministre portugais Luís Montenegro se retrouvait de nouveau en première page, cette fois accusé de manquer de transparence concernant son patrimoine immobilier.
Interrogé par les journalistes à l’issue de l’Université d’été du PSD à Castelo de Vide, Montenegro a dénoncé des « absurdités » véhiculées par le tabloïd Correio da Manhã (CM).
Le gouvernement évoque un problème de sécurité
Dans un communiqué, son bureau a précisé que l’opposition à la divulgation publique ne concernait pas 55 biens, comme l’a affirmé la presse, mais seulement six propriétés urbaines : la résidence principale du Premier ministre et les adresses de sa famille proche.
Selon cette version, la demande faite à l’Entité pour la transparence visait uniquement à protéger des données sensibles permettant d’identifier ces domiciles. Le communiqué souligne qu’une telle divulgation augmenterait les risques pour la sécurité du Premier ministre et de sa famille, entraînant des coûts supplémentaires pour l’État en moyens de protection.
Le texte insiste par ailleurs sur le fait que « tous les enregistrements fonciers des propriétés urbaines et rurales du Premier ministre sont archivés auprès de l’Entité pour la transparence », permettant ainsi le contrôle des revenus et du patrimoine.
Montenegro affirme enfin que cette protection « ne compromet en rien l’accès aux documents prouvant les conditions d’acquisition, tels que les actes notariés », et accuse ses détracteurs de faire preuve de « mauvaise foi » et de « déformation des faits ».
Correio da Manhã conteste
Mais du côté du Correio da Manhã, le discours est tout autre. Dans une chronique titrée « Absurdités et vérité », le directeur adjoint de la rédaction, Eduardo Dâmaso, accuse le Premier ministre d’entretenir « une mauvaise relation avec la presse… et avec la vérité ».
Selon lui, contrairement à ce qu’affirme le chef du gouvernement, les informations cadastrales (matrices et localisations) sont absentes pour l’ensemble des 55 biens. De plus, si les actes notariés sont bien déposés auprès de l’Entité pour la transparence, ils ne seraient accessibles qu’aux autorités judiciaires (PJ et procureurs) et non aux journalistes, ce qui limiterait de facto le contrôle public.
« Il y a quelque chose d’étrange dans ce malaise vis-à-vis de la transparence, mais nous ne renoncerons pas à découvrir de quoi il s’agit », conclut le quotidien, connu pour ses révélations souvent reprises et qui ont déjà ouvert plus d’une boîte de Pandore politique.
Source : Correio da Manhã
Le poste PM nie la «cachette» des 55 propriétés de l’examen public est apparu en premier sur Résident du Portugal.





