Présidentielle : les accusations de harcèlement sexuel sont « déjà connues du parti »

MEP and former IL leader João Cotrim de Figueiredo joins ‘presidential race’

Alors que le pays digère les accusations de harcèlement sexuel visant le candidat à la présidentielle João Cotrim de Figueiredo, l’impact sur sa popularité semble, pour l’instant, limité. À quelques jours de la fin officielle de la campagne, l’eurodéputé et ancien leader de l’Iniciativa Liberal reste l’un des candidats les mieux placés pour accéder au second tour, prévu le 8 février.

Sauf surprise majeure — aucun sondage n’envisage qu’un candidat dépasse les 50 % dès dimanche — les chances de Cotrim de Figueiredo d’atteindre la phase finale du scrutin demeurent solides, malgré la polémique.

Son nom a largement dominé l’actualité ces derniers jours, mais pas uniquement en raison des accusations. Selon plusieurs observateurs, celles-ci pourraient avoir été rendues publiques dans le but de fragiliser sa candidature.

D’après le site Observador, l’Iniciativa Liberal aurait eu connaissance de ces allégations depuis près de deux ans, bien que Cotrim de Figueiredo affirme n’en avoir été informé que dimanche dernier. Les accusations proviennent d’une ancienne conseillère juridique du parti, aujourd’hui employée par le gouvernement de l’Alliance Démocratique (AD), dont la direction serait préoccupée par l’érosion de la popularité de son candidat favori, Luís Marques Mendes.

« Ils veulent nous faire tomber », a déclaré Cotrim de Figueiredo au Correio da Manhã, se disant convaincu qu’il s’agit d’une manœuvre politique. Les accusations, publiées sur Instagram, décrivent de manière détaillée des comportements de harcèlement présumés.

La question du timing demeure centrale : si les faits allégués sont exacts, pourquoi n’ont-ils pas été dénoncés plus tôt ? La conseillère juridique aurait quitté l’Iniciativa Liberal il y a plus de deux ans, à l’époque des faits supposés, et travaille depuis l’an dernier pour le secrétaire d’État aux Communautés, Emídio Sousa, après avoir collaboré avec lui au ministère de l’Environnement.

Observador précise avoir contacté la jeune femme concernée, Inês Bichão, qui a refusé de commenter l’affaire ou de confirmer l’authenticité des images diffusées en ligne.

De son côté, João Cotrim de Figueiredo a multiplié les déclarations publiques et confirmé son intention de déposer une plainte pour diffamation. Il a également estimé « pertinent de savoir que, dans un organe de souveraineté nationale, quelqu’un diffuse des mensonges ».

Source : Correio da Manhã / Observador

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