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À l’issue de la Conférence sur la solution à deux États qui s’est tenue à New York, le Portugal a déclaré qu’il pourrait reconnaître l’État de Palestine dès l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain. Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, a affirmé avec force :
« La guerre doit cesser ! La crise humanitaire et la faim doivent cesser ! »
Cette déclaration marque un changement net de position pour Lisbonne, qui rejoint ainsi une dynamique diplomatique initiée par le président français Emmanuel Macron. Sous son impulsion, plusieurs pays européens — dont l’Espagne, la Norvège, l’Irlande, la Suède, la Roumanie, la Bulgarie et la Slovénie — ont déjà reconnu l’État de Palestine. Le Royaume-Uni s’est également engagé à le faire, sous certaines conditions.
Lors de cette réunion à New York, quinze ministres des Affaires étrangères, dont celui du Portugal, ont signé une déclaration commune appelant notamment à la reconnaissance de l’État palestinien, à la reconstruction de Gaza, au désarmement du Hamas et à son exclusion de la gouvernance palestinienne.
Une position désormais officielle
Dans ce texte, les signataires condamnent l’attaque terroriste antisémite du 7 octobre 2023 menée par le Hamas en Israël, tout en exigeant un cessez-le-feu immédiat, la libération sans condition de tous les otages — y compris les dépouilles —, ainsi que l’accès humanitaire libre et sécurisé à Gaza.
La déclaration souligne aussi le rôle central des Nations unies dans la gestion de l’aide humanitaire et exprime une profonde inquiétude face au nombre élevé de victimes civiles et à la situation humanitaire dans l’enclave. Plusieurs organisations internationales, dont l’ONU, dénoncent une famine organisée à Gaza, aggravée par les restrictions imposées par Israël à l’acheminement de l’aide. Les livraisons de nourriture soutenues par Israël et les États-Unis ont donné lieu à de nombreux incidents mortels, avec plus de mille décès rapportés par diverses sources.
Un engagement clair pour deux États démocratiques
Les pays signataires réaffirment leur engagement indéfectible envers une solution à deux États, avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, conformément au droit international et aux résolutions de l’ONU. Ils insistent également sur l’unification de Gaza et de la Cisjordanie sous l’Autorité palestinienne.
Lors de son intervention à la conférence, Paulo Rangel a salué les engagements pris en juin par l’Autorité palestinienne, notamment la libération des otages, le désarmement du Hamas, une réforme du système éducatif, la tenue d’élections dans l’année et l’acceptation du principe d’un État palestinien démilitarisé.
Pour le chef de la diplomatie portugaise, ces annonces, combinées à l’évolution des positions d’États de la région reconnaissant le droit d’Israël à exister, représentent « un tournant » dans le processus de paix.
Israël et les États-Unis ont exprimé leur désaccord, mais sur la scène internationale, ils apparaissent désormais isolés face à la progression des reconnaissances. Le Portugal, en se joignant à ce mouvement, entend jouer un rôle constructif dans l’élaboration d’une paix durable au Proche-Orient.
Source : LUSA
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