Le hantavirus sème l’inquiétude après un vol entre Tenerife et le Canada

L’inquiétude grandit autour du vol d’un rapatriement entre Tenerife et le Canada assuré par un équipage portugais, après la confirmation qu’au moins un passager transporté était porteur du hantavirus, une maladie potentiellement mortelle.

L’information risque d’accentuer les préoccupations déjà exprimées par les membres d’équipage, qui avaient dénoncé un sentiment « d’insécurité » lors de cette opération de rapatriement.

Selon la Direction générale de la santé portugaise (DGS), « il n’existe pour l’instant aucune preuve de transmission secondaire associée à ce vol, ni d’indication d’un risque accru pour la population portugaise ».

Le passager canadien concerné a commencé à présenter des symptômes quatre jours après le vol de rapatriement effectué le 10 mai. Entre-temps, l’équipage ayant assuré le transport des cinq ressortissants canadiens avait déjà repris ses activités habituelles, avec de possibles déplacements internationaux dans le cadre de son travail.

L’équipage comprenait neuf membres du personnel de cabine et trois pilotes.

Au moment des premières plaintes, la compagnie aérienne EuroAtlantic Airways avait assuré que les cinq passagers rapatriés depuis Tenerife « n’étaient pas infectés » et que l’appareil avait été désinfecté après son arrivée au Canada.

La compagnie avait également estimé que les équipements de protection fournis à l’équipage – masques chirurgicaux et gants – étaient suffisants et que « toutes les mesures de sécurité avaient été respectées ».

Cette épidémie de hantavirus, apparue à bord du navire de croisière MV Hondius, a déjà provoqué la mort de trois personnes et huit cas confirmés d’infection.

Le virus peut mettre jusqu’à six semaines avant de provoquer des symptômes, alimentant les craintes que l’affaire ne soit pas encore terminée.

Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche de hantavirus identifiée sur le MV Hondius. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ce virus présente un taux de mortalité pouvant atteindre 27 %.

Natasha Donn

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