L’ambassadeur d’Israël entendu après l’arrestation de deux médecins portugais

Le ministère portugais des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Israël à Lisbonne après l’interception, en eaux internationales, d’un bateau de la flottille humanitaire Global Sumud sur lequel se trouvaient deux médecins portugais.

Beatriz Bartilotti et Gonçalo Dias faisaient partie des militants embarqués à bord de l’un des navires transportant de l’aide destinée à Gaza lorsqu’ils ont été arrêtés par l’armée israélienne lundi matin. Selon les organisateurs, les bateaux naviguaient à l’ouest de Chypre, en eaux internationales, et ne se trouvaient pas à proximité de Gaza au moment de l’intervention.

La flottille Global Sumud a dénoncé « une nouvelle agression en haute mer », tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu l’opération, affirmant qu’elle avait permis de « neutraliser un plan malveillant visant à briser l’isolement imposé au Hamas à Gaza ». Le gouvernement portugais considère pour sa part qu’il s’agit « d’une violation du droit international ».

Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, a confirmé lundi soir que l’ambassadeur israélien avait été convoqué afin d’entendre la protestation officielle du Portugal et la demande d’un rétablissement « aussi rapide que possible » de la légalité internationale. L’Ordre des médecins portugais a également indiqué suivre la situation « avec une grande inquiétude ».

Dans un communiqué, le ministère a appelé à la libération de toutes les personnes détenues et insisté sur le respect de leurs droits fondamentaux. Paulo Rangel a assuré que les contacts avec l’ambassade israélienne resteraient constants jusqu’à la libération des deux médecins portugais. Il espère obtenir davantage d’informations « dans les prochaines heures » et pouvoir entrer rapidement en contact avec eux.

Les deux médecins font partie des dizaines de militants engagés dans cette nouvelle flottille de Global Sumud, dont l’objectif était d’acheminer une aide humanitaire vers Gaza. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a condamné ce qu’il qualifie de « piraterie » et de « banditisme » de la part d’Israël contre les participants de cette mission humanitaire.

Natasha Donn

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