
CHEGA propose des sanctions renforcées et une interdiction d’exploiter les zones brûlées pendant dix ans
La police judiciaire (PJ) a interpellé un homme de 42 ans, soupçonné d’être à l’origine d’une série d’incendies criminels dans la commune de Ponte da Barca, entre juin 2023 et juillet 2024.
Selon les enquêteurs, il aurait déclenché au moins 17 feux dans la paroisse de Lavradas, agissant « de manière systématique », souvent en fin d’après-midi, et en alternant jours et lieux pour éviter d’être repéré. Connu pour sa forte consommation d’alcool, l’homme avait une parfaite connaissance du terrain et de ses voies d’évasion, ce qui lui aurait permis de disparaître sans témoin.
Les zones concernées, composées de végétation dense et de pentes abruptes, présentaient des conditions propices à la propagation d’incendies majeurs. Les feux ont mis en danger des forêts entières ainsi que des vies humaines, des habitations et l’environnement, précise la PJ. Ils ont toutefois été maîtrisés à temps.
Le suspect est également visé par une enquête pour un incendie survenu en 2023 dans la zone forestière de Bemposta (Lavradas). Il doit maintenant comparaître devant les autorités judiciaires en vue de mesures de contrôle judiciaire. L’opération a été menée en collaboration avec le groupe de travail pour la réduction des incendies en milieu rural – Côte Nord (GNR, ICNF et PJ).
Alors que les flammes de cet été commencent à reculer, les arrestations de pyromanes présumés se multiplient. Dans le même temps, le parti CHEGA a présenté un ensemble de propositions pour durcir la lutte contre les incendies criminels.
Le leader André Ventura plaide notamment pour : l’interdiction pendant dix ans de toute exploitation économique des zones brûlées et de la vente de bois incendié ; l’assimilation des pyromanes à des terroristes, avec des peines allant jusqu’à 25 ans de prison dans certaines circonstances ; la création d’un fonds national en soutien aux familles de pompiers décédés ou gravement blessés ; l’instauration d’une prime de risque pour les sapeurs-pompiers ; l’intégration des animaux dans le Plan national d’urgence de protection civile.
Ventura reconnaît que certaines mesures pourraient être jugées inconstitutionnelles, mais les considère comme un point de départ pour susciter le débat parlementaire. Selon lui, tant que des intérêts économiques continueront de tirer profit des zones incendiées, « il n’y aura jamais de prévention sérieuse au Portugal ».
Source : SIC Notícias
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