Les ordres d’expulsion sont suspendus le temps que chaque demande soit examinée par l’AIMA.
Lorsqu’un bateau transportant 38 migrants marocains — hommes, femmes et enfants — a accosté le mois dernier dans une crique isolée de l’Algarve, la décision judiciaire semblait claire : un retour volontaire au Maroc sous 20 jours, ou une expulsion forcée dans un délai de 60 jours.
Or, aucun des arrivants n’a choisi de rentrer volontairement.
Actuellement hébergés dans des centres d’installation temporaire à Porto et Faro, 33 des 38 migrants (25 hommes, 6 femmes et 7 mineurs) ont déposé une demande d’asile.
Cette démarche suspend de facto les ordres d’expulsion et enclenche une procédure menée par l’AIMA (Agence pour l’intégration, la migration et l’asile), qui doit déterminer si ces personnes fuient une forme de persécution.
Sur les réseaux sociaux, le leader de CHEGA, André Ventura, a vivement réagi :
« La preuve que CHEGA a raison : personne n’est expulsé, personne ne contrôle rien. Maintenant, ils invoquent une persécution politique et nous allons payer leur hébergement. C’est une honte ! »
L’instruction des dossiers par l’AIMA pourrait durer plusieurs mois. En attendant, les migrants restent en centres spécialisés, sous surveillance administrative.
Sources : SIC Notícias / X (ancien Twitter)
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