Plus de 500 étrangers titulaires d’un Golden Visa envisagent d’engager une action collective contre l’État portugais. En cause : les récentes modifications de la loi sur la nationalité, qui allongent considérablement les délais nécessaires pour obtenir la citoyenneté portugaise.
Parmi les investisseurs concernés, de nombreux Américains, mais aussi des ressortissants de plusieurs autres pays. Selon la presse portugaise, ces résidents se sont regroupés via des groupes WhatsApp et prévoient désormais de créer une association officielle afin de défendre leurs intérêts.
La réforme, entrée en vigueur après son adoption par le gouvernement dirigé par António José Seguro, modifie les conditions d’accès à la nationalité. Jusqu’à présent, cinq années de résidence suffisaient pour déposer une demande de citoyenneté portugaise. Désormais, la durée minimale passe à dix ans dans la majorité des cas.
Pour les citoyens des pays de la Comunidade dos Países de Língua Portuguesa ainsi que ceux de l’Union européenne, le délai augmente de cinq à sept ans.
Ces changements suscitent une forte frustration chez certains détenteurs de visas d’investissement, qui estiment avoir engagé d’importants capitaux au Portugal sur la base de règles désormais modifiées en cours de route.
D’après plusieurs cabinets d’avocats représentant ces investisseurs, certains candidats commenceraient même à retirer ou annuler leurs demandes de résidence face à cette nouvelle situation.
Le programme Golden Visa, longtemps considéré comme l’un des plus attractifs au monde pour obtenir une résidence via l’investissement, traverse ainsi une nouvelle zone de turbulences, alors que le Portugal continue de revoir sa politique migratoire et immobilière.
Natasha Donn





