Une nouvelle controverse secoue le SIRESP, le système de communications d’urgence portugais régulièrement critiqué pour ses défaillances lors de situations de crise.
António Pombeiro a expliqué les raisons de sa démission, présentée pour la deuxième fois en un mois, après l’absence de réaction du ministre de l’Intérieur Luís Neves face à ses alertes concernant la gestion de SIRESP.
Dans un email adressé au ministre, Pombeiro dénonçait le maintien à son poste du président de SIRESP, Paulo Viegas Nunes, accusé selon lui d’avoir adopté « un comportement systématiquement répréhensible sur le plan éthique et juridiquement discutable ».
Parmi les situations évoquées figure l’attribution, en 2022, d’un contrat direct à la société Euritex, sans appel d’offres public. Selon Correio da Manhã, ce contrat représentait 8 400 euros par mois hors TVA et a ensuite été jugé « irrégulier » par l’Inspection générale des finances.
Pombeiro évoque également un autre contrat attribué à une entreprise appartenant à l’épouse de Carlos Leitão, alors numéro deux du secrétariat général du ministère de l’Intérieur. Selon lui, cette même société aurait ensuite proposé d’employer Leitão comme consultant après son départ de l’administration, lui permettant ainsi de continuer à être rémunéré indirectement par SIRESP.
L’ancien responsable accuse aussi Paulo Viegas Nunes d’avoir cumulé certaines fonctions afin de favoriser une future promotion militaire. Enfin, Pombeiro critique l’attribution d’une décoration militaire à Carlos Leitão, estimant que ce type de distinction peut avoir un impact sur le calcul des pensions de retraite des hauts fonctionnaires.
Dans son message adressé au ministre, António Pombeiro affirmait ne pas pouvoir accepter « ce type de comportement » et s’inquiétait du retour de certaines personnalités à des postes d’influence. Malgré ces accusations, le ministère de l’Administration interne affirme qu’aucun élément ne remet en cause « l’aptitude » de Paulo Viegas Nunes à exercer ses fonctions.
Le ministère rappelle également qu’un audit mené sur SIRESP n’a relevé « aucune illégalité ». L’affaire a rapidement été reprise par le parti CHEGA, qui réclame désormais des explications publiques sur ce dossier sensible.
Le poste Le secrétaire général démissionne après que le ministre ait fait la sourde oreille aux avertissements concernant une mauvaise gestion est apparu en premier sur Résident du Portugal.





