À partir du mois d’août, une nouvelle Prestation Sociale Unique (PSU) sera lancée pour remplacer et regrouper treize prestations sociales existantes, dont le revenu d’insertion sociale (RSI). Cette réforme serait nécessaire pour respecter les engagements pris dans le cadre du Plan de relance et de résilience (PRR), sans quoi, le Portugal risquerait de perdre jusqu’à 500 millions d’euros de financements européens.
L’objectif principal de cette nouvelle aide est de simplifier le système social tout en encourageant davantage les bénéficiaires à reprendre une activité professionnelle.
Les personnes en âge de travailler qui reçoivent la PSU devront effectuer jusqu’à quinze heures de travail d’intérêt général par semaine ; d’après le gouvernement, cette participation permettra aux bénéficiaires de contribuer à la vie de leur communauté tout en favorisant leur intégration sociale.
Certaines personnes seront exemptées de cette obligation, notamment les personnes handicapées, les retraités en situation de handicap, les étudiants et les aidants informels.
Le gouvernement souhaite éviter que la reprise d’un travail entraîne une perte immédiate des aides sociales. Ainsi, lorsqu’une personne retrouvera un emploi, ses premiers revenus ne réduiront pas automatiquement le montant de la PSU. Par la suite, l’aide diminuera progressivement, mais la réduction ne pourra pas dépasser 50 % du montant de la prestation.
L’idée est d’encourager les bénéficiaires à accepter un emploi sans craindre de perdre immédiatement leur soutien financier. Les bénéficiaires devront être inscrits auprès du centre pour l’emploi, prouver qu’ils recherchent activement un travail ou accepter de suivre une formation professionnelle.
Les ressortissants de pays situés hors de l’Union européenne devront, quant à eux, résider légalement au Portugal depuis au moins un an avant de pouvoir demander la PSU.
Le gouvernement affirme vouloir lutter contre les fraudes et les abus. Pour cela, un système de signalement sera mis en place, ainsi qu’une équipe chargée d’examiner les situations suspectes.
Selon le Premier ministre Luís Montenegro, cette réforme vise à rendre le système social plus juste tout en encourageant l’insertion professionnelle. Il affirme que seules les personnes qui ne respectent pas les nouvelles règles risquent de perdre leurs prestations.





