La rencontre de Ligue des champions entre le Benfica et le Real Madrid, disputée hier, mardi soir à Lisbonne, a été marquée par un grave incident impliquant les joueurs Vinícius Júnior et Gianluca Prestianni.
Tout a basculé à la 50e minute de jeu, lorsque le joueur brélisien Vinícius Júnior a marqué un but et l’a célébré de « façon déplacée » devant les supporters lisboètes. Un geste perçu comme provocateur par une partie du public, qui a réagi en lançant des gobelets et divers objets en direction du joueur brésilien. Ces jets se seraient répétés à chaque fois que l’ailier madrilène s’approchait du coin de corner.
Dans la foulée, Gianluca Prestianni s’est approché de Vinícius en couvrant sa bouche avec son maillot avant de lui adresser quelques mots. Le Brésilien s’est immédiatement dirigé vers l’arbitre, François Letexier, affirmant que le joueur argentin l’avait traité de « mono » (« singe » en espagnol).
Face à la gravité de l’accusation, l’arbitre a interrompu la rencontre et a effectué le geste officiel signalant un incident raciste, bras croisés devant la poitrine. Les esprits se sont échauffés sur la pelouse, joueurs et membres des deux équipes échangeant vivement pendant plusieurs minutes. L’entraîneur madrilène José Mourinho est même allé discuter avec Vinícius au cœur de la confusion.
Après la rencontre, Kylian Mbappé a soutenu la version de son coéquipier. Quelques heures plus tard, Vinícius a réagi sur les réseaux sociaux :
« Les racistes sont, avant tout, des lâches. Ils ont besoin de mettre leur maillot devant la bouche pour montrer à quel point ils sont faibles. »
Au lendemain du match, l’UEFA a publié un communiqué indiquant que les rapports officiels des rencontres disputées mardi soir étaient en cours d’analyse, y compris celui du match Benfica–Real Madrid.
L’instance européenne précise que si des faits sont officiellement rapportés, une enquête sera ouverte et d’éventuelles sanctions disciplinaires seront annoncées sur son site. Pour l’heure, l’UEFA n’a fourni aucun commentaire supplémentaire.
Du côté de la FIFA, aucune déclaration formelle n’a encore été publiée, mais l’instance mondiale rappelle régulièrement sa politique de tolérance zéro face au racisme, avec un protocole strict en cas d’incident signalé pendant un match.
Cet épisode risque de faire couler beaucoup d’encre dans les prochains jours, alors que la lutte contre le racisme dans le football demeure un enjeu majeur sur la scène européenne et internationale.





