La ministre de l’Administration intérieure, Maria Lúcia Amaral — déjà critiquée pour sa discrétion extrême durant la saison des incendies, au point d’en devenir presque invisible — ne semble pas disposée à ouvrir de véritables négociations.
« À l’issue d’une nouvelle réunion au ministère, il a été annoncé aux associations de la GNR une augmentation de 2,15 % de l’indemnité de service en horaires décalés pour l’an prochain, ce qui représente, selon César Nogueira, président de l’APG (Association des professionnels de la Garde), une hausse mensuelle de seulement trois euros », rapporte l’agence Lusa.
Cette mesure s’ajoute à une autre augmentation déjà communiquée lors d’une réunion précédente : une revalorisation de 2,5 % en janvier de l’indemnité de service spécial pour les militaires affectés à la police judiciaire et aux unités spéciales.
En l’absence de négociations substantielles, les forces de sécurité dénoncent ainsi une série de décisions imposées « d’en haut », distribuées au compte-gouttes — une méthode qui suscite un profond mécontentement.
César Nogueira estime que le gouvernement procède à une modification « fragmentée » du régime de rémunération en se concentrant sur les primes, alors que « c’est l’ensemble du statut salarial, à commencer par les salaires de base, qui devrait être discuté ».
En clair, les syndicats réclament une nouvelle grille salariale négociée dans son ensemble. Tant que cette revendication ne sera pas satisfaite, les actions de protestation se poursuivront.
« L’APG continuera à manifester tant qu’une révision globale du statut de rémunération ne sera pas inscrite à la table des négociations », a averti César Nogueira.
Source : Lusa ; Image : RayMediaGroup pour Pixabay