Le regroupement familial dans la réforme de la loi sur l’immigration

Family (Mike Scheid-unsplash)

La loi portugaise sur l’immigration (loi n° 23/2007 du 4 juillet, modifiée à plusieurs reprises) garantit aux ressortissants étrangers titulaires d’un titre de séjour le droit au regroupement familial. Elle leur permet d’être rejoints au Portugal par des proches vivant à l’étranger, à condition qu’ils aient déjà partagé le même foyer, soient à leur charge ou vivent ensemble, sans limitation de durée. Ce droit s’applique aussi aux membres de la famille présents légalement sur le territoire portugais.

En juin 2025, le gouvernement a présenté trois projets de loi relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers : une réforme de la loi sur la nationalité, un ajustement de la loi sur l’immigration – notamment sur le regroupement familial – et la création d’une police des frontières.

Cependant, le Tribunal constitutionnel a invalidé cinq dispositions du texte sur l’immigration, jugeant inconstitutionnelles certaines restrictions au regroupement familial et aux recours judiciaires.

À la suite de cette décision, le gouvernement a déposé une version révisée du projet, supprimant une seule des dispositions contestées et assouplissant plusieurs autres, en particulier celles concernant les mineurs.

Le nouveau texte maintient la règle générale des deux ans de résidence, mais prévoit une réduction à un an lorsque les conjoints ont vécu ensemble l’année précédant l’immigration au Portugal. Le regroupement familial pourra donc être accordé avant deux ans si deux conditions sont remplies : prouver une cohabitation d’au moins un an avant l’arrivée et démontrer que l’union a été librement contractée, conformément au droit portugais. En cas de garde d’un enfant mineur ou d’une personne sous tutelle, la réunification pourra être immédiate.

Pour les couples sans enfants, le projet impose un an de résidence et un an de vie commune avant l’installation au Portugal. Pour les autres membres de la famille, aucune durée minimale de cohabitation n’est exigée, mais la condition de deux ans de résidence demeure.

Les titulaires de « visas dorés », les professionnels hautement qualifiés et les détenteurs de la carte bleue européenne restent dispensés de ces délais, sans obligation de résidence préalable au Portugal.

Le texte impose désormais la preuve d’un logement (bail ou propriété) et le maintien des ressources suffisantes sans recours à l’aide sociale.

Les obligations d’intégration – apprentissage du portugais et des principes constitutionnels – ne s’appliqueront qu’après l’obtention du titre de séjour, et uniquement aux membres de la famille. Les mineurs devront suivre la scolarité obligatoire.

Enfin, le délai de traitement des dossiers par l’Agence pour l’intégration, la migration et l’asile (AIMA) sera réduit : la décision devra intervenir dans un maximum de neuf mois lorsque les conjoints ont partagé un foyer avant leur arrivée ou lorsqu’un enfant mineur est concerné.

La seule disposition définitivement supprimée du texte concerne la limitation des voies de recours visant à accélérer les décisions de l’AIMA.

Le poste Le regroupement familial dans les modifications de la loi sur l’immigration est apparu en premier sur Résident du Portugal.

Share this story

PinIt
LinkedIn
Share
WhatsApp