Plus de 70 immigrés voient leur titre de séjour révoqué pour fausses déclarations

Plus de 70 immigrés, originaires notamment du Pakistan, du Népal, d’Inde, du Bangladesh, des Philippines, d’Égypte et du Maroc, ont vu leur titre de séjour annulé par l’AIMA (Agence pour l’intégration, la migration et l’asile). En cause : l’utilisation présumée de certificats de résidence falsifiés dans leur procédure de régularisation.

Parmi eux, un Pakistanais de 33 ans, identifié sous les initiales M.K., installé au Portugal depuis 2019, risque d’être expulsé d’ici 20 jours, malgré plusieurs années de travail légal et de cotisations sociales. Son épouse et leurs deux enfants, âgés de 7 et 8 ans, l’ont rejoint il y a deux ans dans la région de Lisbonne.

Son avocat, Túlio Machado Araújo, explique que M.K. avait payé en 2019 un recruteur au Pakistan pour organiser son arrivée et son installation au Portugal, pensant que toutes les démarches avaient été faites dans les règles. « Le seul moment où il a eu des doutes, c’est lorsqu’il est arrivé et qu’il n’a pas été rémunéré », souligne le juriste, qui soupçonne que les irrégularités proviennent des dossiers de sécurité sociale d’une des entreprises qui l’a embauché.

Selon la notification de l’AIMA, les annulations sont justifiées par le recours à des documents frauduleux, fournis par une société impliquée dans une affaire d’aide à l’immigration illégale, actuellement entre les mains du ministère public. L’agence estime que les résidents concernés ont bénéficié de « déclarations mensongères et de documents falsifiés », ce qui rendait urgente la décision.

Conséquence : les intéressés n’ont pas eu droit à une audition préalable, une mesure exceptionnelle destinée, selon l’AIMA, à garantir l’efficacité administrative. M.K. dispose donc de 20 jours pour quitter le pays volontairement, un délai que sa défense tente de prolonger au motif que ses enfants sont scolarisés.

Mais la contestation judiciaire engagée par son avocat n’interrompt pas le compte à rebours. Au terme du délai, M.K. risque la détention et l’expulsion forcée du territoire.

L’agence de presse Lusa indique avoir interrogé l’AIMA sur les raisons de cette décision, prise avant même qu’un tribunal ne se prononce sur l’affaire. Une réponse officielle est encore attendue.

La grande majorité des 72 immigrés concernés résident dans l’aire métropolitaine de Lisbonne.

Source : Lusa

Le poste Plus de 70 immigrants voir les résidences révoquées en raison de fausses déclarations est apparu en premier sur Résident du Portugal.

Share this story

PinIt
LinkedIn
Share
WhatsApp