
Cinq ans après le décès d’Ihor Homeniuk, un demandeur d’emploi ukrainien mort sous les coups d’inspecteurs du SEF (Service des étrangers et des frontières) à l’aéroport de Lisbonne, l’affaire refait surface : la compensation promise à sa fille n’a toujours pas été versée.
Une indemnité annoncée, mais jamais payée
En sa qualité de médiatrice de la République, l’actuelle ministre de l’Administration interne, Maria Lúcia Amaral, avait annoncé une aide annuelle de 3 375 € destinée à financer les études de Veronika Homeniuk. Les paiements devaient débuter en janvier 2025.
Cette indemnité devait provenir du budget du SEF, dissous il y a deux ans. Depuis, la responsabilité incombe au ministère de l’Administration interne – précisément dirigé aujourd’hui par Maria Lúcia Amaral.
Silence des autorités
L’avocat de la famille, José Gaspar Schwalbach, dénonce une situation « incompréhensible » :
« Malgré les demandes adressées au Médiateur, au ministère, au bureau du Premier ministre et à la ministre de la Présidence, aucune de ces entités n’a répondu », explique-t-il.
Veronika, 19 ans, étudie actuellement à la faculté de pharmacie de Lviv en Ukraine. Tous les documents attestant de sa scolarité ont été transmis, mais le gouvernement portugais refuse de verser l’aide promise, sans justification ni explication.
Une perte de confiance institutionnelle
Pour l’avocat, ce silence est révélateur :
« Avec l’inaction du gouvernement et de la ministre, nous perdons tous : en sécurité, en confiance dans les institutions et en respect des représentants élus. »
Le journal Expresso, à l’origine des révélations, affirme avoir contacté le ministère de l’Administration interne pour connaître l’état du dossier. Aucune réponse n’avait été donnée à la clôture de l’édition.
Source : Expresso
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