Un aristocrate français lance un mouvement citoyen pour « sauver » la Herdade da Comporta

Celui qu’on surnomme le « prince jardinier » n’en démord pas. L’aristocrate français Louis Albert de Broglie, en course pour le rachat de la Herdade da Comporta, a créé le 30 août une association pour « sauver l’écosystème » de ce paradis agricole appartenant à la famille Espirito Santo, dernière dynastie bancaire du Portugal, dont l’empire s’est effondré en 2014.

L’association Comporta.Utopia, qui défend une vision « à long terme pour le territoire », entend que, « dans l’intérêt national », les valeurs écologiques soient respectées lors du processus de vente de ce domaine de 12,5 hectares. Aussi Louis Albert de Broglie a-t-il lancé une pétition, qu’il a adressée personnellement au président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, afin d’attirer l’attention du Parlement sur cet enjeu environnemental, rapporte l’hebdomadaire Expresso.

Contre le bétonnage de ce paradis agricole

Le Français, passionné de botanique, est notamment connu en France pour avoir fondé le conservatoire de la tomate, une collection unique de 650 variétés réunies dans son château de la Bourdaisière, en Touraine. A Comporta, il a face à lui deux groupes concurrents : d’un côté, celui constitué par Amorim Luxury/Port Noir/Vanguard Properties, de l’autre, Portugália/Sabina Estates/Oakvest. De nouveaux candidats peuvent se déclarer jusqu’au 20 septembre, avant qu’une décision ne soit prise le 28.

De Broglie (à la tête d’un consortium qui comprend les groupes Global Asset Capital et Bonmont) reproche à ses concurrents, « des spéculateurs et des bétonneurs », de vouloir détruire la Herdade da Comporta pour le tourisme, quand lui entend y implanter un centre d’agro-écologie, un musée, une école alternative, entre autres, et de faire de ce domaine un exemple mondial de préservation environnementale.

Dans un message posté sur Linkedin, repris par le Jornal Económico, José Cardoso Botelho, directeur de Vanguard Properties, groupe fondé par le milliardaire français Claude Berda, juge « inopportun de lancer publiquement cette initiative », qui vise à « influencer » le processus de vente en cours.

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