Trois adresses francophones à découvrir d’urgence

Numéro après numéro, Vivre le Portugal vous présente de nouveaux lieux, ouverts un peu partout dans le pays. Ce mois-ci, la francophonie relie les trois boutiques que nous avons visitées dans la région de Lisbonne.

Lisbo Bo, un irrésistible « concept store » à la française

Une jolie vitrine remplie d’accessoires et de vêtements colorés, quelques bijoux et un tapis en « azulejos » ; cela attire tous les curieux. Impossible de ne pas entrer dans la nouvelle petite boutique de Campo de Ourique. 

Ouvert depuis le 1er juin, Lisbo Bo est le « concept store » que nous attendions avec impatience. Conçu par trois amies qui souhaitaient créer leur propre projet à Lisbonne, le concept de la boutique est d’apporter de jolis vêtements bien taillés, des bijoux raffinés et des accessoires maison colorés de marques françaises, entre autres. « Ce sont des pièces différentes de tout ce que l’on trouve dans les grands magasins connus », explique Virginie Boisard, arrivée de France il y a quatre ans où elle gérait sa propre boutique.

Marie-Christine de Lacharrière, qui a travaillé dans le marketing chez Poiray, a apporté ses connaissances en bijouterie. Puis Véronique Lefort est venue consolider le projet, avec son atelier d’huiles essentielles. « On veut proposer quelque chose d’atypique à nos clientes, qui soit bon pour elles », affirme Marie-Christine. Le nom du magasin résume ce pourquoi il a été ouvert : les beaux articles, le style bobo et, bien sûr, Lisbonne. « Et en plus, c’est facile à dire pour tout le monde et c’est marrant. »

Les trois associées sont venues remplir un vide sur le marché. « On trouve beaucoup de produits français pour cuisiner, mais pas pour s’habiller. On avait du mal à trouver des choses différentes, qu’on aimait, des vêtements, mais aussi des petits cadeaux », remarque Virginie. Ces dernières ont ainsi décidé d’importer tout ce qui leur manquait de leur pays d’origine, le goût français.

Dans leur boutique, toute proche du Jardim da Parada, on trouve des marques comme La Petite Française, See You Soon, Andy et Lucy, Grace et Mila, Scarlett Roos, IKKS, Vague Divague, Sweet Pants, BDM Studio, Tiroir de Lou et Sous le sable. Les stocks sont petits, afin de pouvoir commander de nouvelles pièces régulièrement, « et pour ne pas retrouver sur nos copines trois fois la même robe », sourit Virginie.

Au premier étage, la mezzanine accueille l’atelier dédié aux huiles essentielles. Ici, Véronique organise plusieurs workshops par semaine : produits de nettoyages, soins du corps, soins du visage et bien d’autres, car les thématiques changent tous les mois. Dans sa « cuisine », elle accueille jusqu’à cinq personnes et apprend à utiliser les huiles essentielles avec des produits naturels. « Après, les clients peuvent venir faire leurs propres produits pendant les heures d’ouverture du magasin. » C’est sympa !

Bientôt, d’autres ateliers seront proposés, comme l’Aïkido verbal, une technique qui apprend à communiquer sans agressivité. « Ces workshops créent du mouvement et amènent de la clientèle », conclut Marie-Christine.

Lisbo Bo

Rua Tomás da Anunciação, 39A

Campo de Ourique, Lisbonne

Prix de 29 à 179 €

Réservation workshop huiles essentielles : mafabessentielle@gmail.com

 

Casbablanca, où le Maroc rencontre le Portugal 

Si près, si loin. A deux pas des artères très courues du Bairro Alto et de Príncipe Real s’en trouve une autre, la rua da vinha, dont la quiétude tranche avec l’effervescence alentour. C’est ici, au numéro 43A, qu’a ouvert début septembre Casbablanca. Derrière ce « concept store », deux femmes sont à pied d’oeuvre.

D’un côté, Aurèle Lefaucheux, une Bretonne installée à Lisbonne, et de l’autre, Beatriz Maximo, une Portugaise qui vit à Marrakech. Toutes deux issues du monde de la déco, elles se sont rencontrées via une amie commune, Marie-Christine Nourry. « On a décidé de s’associer, car on a trouvé des passerelles entre le Portugal et le Maroc, que ce soit au niveau de l’artisanat, des matières (textiles, bois, métaux, cuirs), des couleurs, des inspirations…, explique Aurèle. On a voulu réunir ces deux styles pour en créer un autre, qui soit léger, élégant, urbain. »

Diplômée en management culturel, avec une spécialisation sur le marché de l’art, « formée chez des antiquaires et des commissaires-priseurs », Aurèle a longtemps travaillé à Paris. Depuis quelques années, elle ne chine plus qu’au Portugal. « J’ai mis du temps à constituer mon réseau, à découvrir la culture, le passé et l’histoire de ce pays, que j’essaye de connaître encore davantage à travers l’architecture, le design, les manufactures, les artistes… », confie-t-elle.

Beatriz, par ailleurs photographe, décoratrice, est son alter ego au Maroc. « Sa passion, son point fort, c’est de chiner les tapis marocains anciens. On en a une très belle collection à la boutique. »

Ainsi, dans cet îlot de tranquillité, doté d’une terrasse, pour lesquelles les filles ont eu « un coup de cœur », on peut apprécier, par exemple, le bureau moderne d’un designer portugais, sur lequel sont posées des poteries de la ville marocaine de Tamegroute, qui sont présentées comme des pièces uniques. Les tapis voisinent aussi avec des œuvres d’art.

« Des artistes, des gens qu’on apprécie, mais aussi des artisans, se sont greffé à notre histoire. On les intègre à nos ambiances, et leurs œuvres sont à vendre. Ça donne l’impression d’être chez quelqu’un, et non pas dans une boutique. »

Le pari est réussi. les curieux qui passent devant s’arrêtent parfois, attirés par l’intérieur. « Ils me disent : “Qu’est-ce que c’est joli chez vous !” Mais je leur réponds : “C’est une boutique, vous pouvez rentrer !” », sourit Aurèle.

La rue n’étant pas très commerçante, mais « très agréable », Casbablanca entend aussi travailler sous forme d’évènements. « Pour communiquer, on a envie d’organiser des soirées sur des thématiques différentes, ou pas d’ailleurs, ou alors sur un artiste, une ambiance, un nouvel arrivage… » Le dernier rendez-vous a réuni plus de 60 personnes. De bon augure pour la suite. 

Casbablanca

Rua da vinha, 43A, Lisbonne

Ouvert du mercredi au samedi

de 11 h 30 à 14 h puis de 15 h à 17 h

Tél. : 00 351 938 962 683

Instagram : casbablanca.deco

 

Rosalie Pompon, un petit coin d’élégance franco-belge

En mai dernier, lors d’une balade dans les rues du centre historique de Cascais, où elle vit depuis maintenant deux ans, Rosalie Lambin tombe, par hasard, sur un petit espace vide. « J’ai téléphoné, c’était loué, raconte la Belge. Finalement, le propriétaire m’a rappelée trois jours plus tard pour me dire que ça ne l’était plus. Je me suis dit : “OK, je me lance”. » Les encouragements de ses proches achèvent de la convaincre.

Quelques semaines plus tard, le 11 juillet, une petite boutique multi-marques de prêt-à-porter féminin voit le jour dans la rua Afonso Sanches. Son nom ? Rosalie Pompon. « C’est une antenne du magasin du même nom que j’ai ouvert en 2011 à Singapour », précise la fondatrice qui, pour des raisons familiales, a vécu dans différents pays : huit ans en Angleterre, deux ans en Italie, trois ans en Allemagne et donc sept ans en Asie. Le Portugal, elle l’a choisi parce qu’elle savait qu’elle y trouverait « une chouette qualité de vie ».

A Singapour, Rosalie emploie cinq personnes ; à Cascais, une seule, Patricia. « Disons que c’est une expérience, une boutique-test. J’ai signé un contrat d’un an, on verra bien. Lors des mois de juillet et août, les ventes n’ont pas été aussi rapides qu’elles le furent lors de mon installation à Singapour. Le pouvoir d’achat n’est pas le même au Portugal et il n’est pas si facile d’y monter un business, contrairement à ce qu’on prétend un peu partout. »

Rosalie sélectionne pourtant soigneusement les marques qu’elle propose dans sa charmante petite boutique de 20 mètres carrés. Même si elle convient qu’elles sont d’une certaine gamme, « pas spécialement bon marché ». Celles-ci viennent principalement de France – American Vintage, Hartford, Sessun, Petite Mendigote, Gag&Lou, Bensimon… – mais aussi de Belgique – Bellerose, Mya Bay… « Ce sont des marques que je porte moi-même, explique-t-elle. Je ne pourrais pas les vendre si je ne les aimais pas. Je travaille avec elles depuis des années, parce que je suis fidèle à mes fournisseurs. Elles plaisent beaucoup à Singapour. Tout ce qui est français se vend très bien là-bas. »

Chez Rosalie Pompon à Cascais, on trouve donc un large choix de vêtements chics, décontractés et uniques, ainsi que des chaussures, des accessoires, des bijoux… L’endroit idéal pour ceux qui cherchent des vêtements de qualité, colorés, différents des marques grand public, ou tout simplement pour trouver un cadeau à offrir à un proche.

Rosalie Pompon

Rua Afonso Sanches, 18, Cascais

Ouvert du lundi au samedi de 11 h à 19 h

Tél. : 00 351 21 483 0042

Email : rosalie@rosaliepompon.com 

Home

Share this story

PinIt