Tout simplement divin!

Ninfa

Quarante ans d’expérience, deux marques exceptionnelles et un vin mousseux: Rosa Azul fait un carton

Texte Ana Tavares

Il suffit d’une gorgée d’un vin de João Matos Barbosa, pour être séduit. Ces vins – blanc, rouge, rosé ou pétillant -, frais et pleins de vie, sont le fruit des 40 ans d’expérience du producteur dans le monde du vin, et se trouvent maintenant sous l’égide de Rosa Azul, marque qui symbolise la quête éternelle de la perfection. Et si le producteur ne l’a pas encore atteinte, il n’en est certainement pas loin.

Petit-fils du fondateur des fameuses Caves Dom Teodósio, autrefois la deuxième plus grande entreprise vinicole du Portugal, João a commencé à vendre du vin dans l’entreprise familiale à l’âge de 16 ans. Après quelques années, il a quitté l’entreprise familiale pour travailler dans plusieurs entreprises dans l’industrie alimentaire. «Après Dom Teodósio, j’étais traumatisé, je ne voulais plus travailler dans le domaine du vin», explique-t-il en riant. Bien sûr, il s’est trompé. Après un projet très réussi dans le secteur de la distribution en gros – qui lui a permis son “redémarrage dans le vin”, comme le dit João -, le producteur a décidé d’acheter un terrain et de mettre en place un projet sur mesure.

En 1997, il crée João TM Barbosa Vinhos, une entreprise familiale, avec ses propres vignobles, situés sur deux terroirs très différents: l’un près de Rio Maior, sur les pentes des Serras d’Aire et Candeeiros et l’autre dans l’Alentejo, à Arronches. Les premières vignes ont été plantées en 2000, avec des cépages tels que Touriga Nacional, Aragonês, Syrah et Alicante Bouschet. C’est ainsi que, avec des sols si différents – l’un riche en calcaire argileux et l’autre à grandes variations thermiques, sur des pentes de granit -, les deux marques différentes sont nées: Ninfa et Lapa dos Gaviões.

Chacune des propriétés dispose désormais d’un plus grand nombre de cépages et de leur propre cave; Porta de Teira, construite en 2007, dans laquelle il y a aussi une belle salle de dégustation avec vue sur le vignoble; et dans l’Alentejo, Valle de Junco, construite en 2005, dont la propriété a également 400 oliviers du type “galega”, pour produire de l’huile d’olive “plus que biologique”, nous assure João.

Mieux connue que son homologue de l’Alentejo, Ninfa propose des mélanges rouges, blancs et rosés, mais la marque s’est fait remarquer grâce à ses mono-variétés (Ninfa Escolha Sauvignon Blanc ou Ninfa Pinot Noir), et surtout grâce à ses vins mousseux. Très appréciés par les critiques et bien reçus par le public – l’un de ses plus grands clients est le Grand Lisboa Hotel à Macao – les vins mousseux sont produits avec du Pinot Noir, dont João vient de planter un demi-hectare (pour ses vins rouges), sur un total de 1,5 hectares.

Le producteur explique que l’expérience est très importante, et celle de son grand-père en est un bon exemple. Enfant, João se promenait avec lui dans les vallées où se trouve sa propriété à Rio Maior, et même à l’époque, il lui disait que cet endroit serait «parfait pour faire du vin blanc». Ceci s’est avéré être le cas, et c’est le chemin que le vigneron suit avec Ninfa, et en particulier avec la production de vins Alvarinho. Tandis que dans l’Alentejo, l’accent est mis sur les rouges, avec des attentes fortes pour d’autres vins aussi intéressants que le Lapa de Gaivões Grande Reserva 2008, un rouge avec un bouquet intense et un grand caractère, dans lequel le Touriga Nacional brille.

En avril, la marque, que l’on trouve dans les restaurants et stockistes sélectionnés, va lancer son Ninfa Branco 2016 et Ninfa Rosé, entre autres nouveaux vins. Comme pour tous les vins de la marque, ceux-ci sont produits avec des raisins cueillis à la main, qui sont ensuite placés dans des réservoirs mécaniques, ou ils sont pressés à pied ou dans un «balseiro». Après la fermentation, les vins de qualité vieillissent dans des fûts de chêne français, tandis que les autres sont immédiatement mis en bouteille. Actuellement, ils produisent environ 70 000 bouteilles par an, mais ont un objectif de 100 000. Près de 65% des vins Rosa Azul sont exportés vers des pays comme le Canada, les États-Unis, l’Allemagne, la Suisse et la Belgique. “Nous voulons faire mieux, pas plus”, conclut le producteur. Si c’est le cas, nous pouvons prédire de nombreuses années divines.

www.joaotmbarbosa.com

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